lundi 13 août 2007
flûtes à minuit
Les flûtes de pan amadouent cette nuit, les voisins sont en train de fêter un mariage, un groupe de musiciens comme débarqués d'une autre planète sont déja venus dans la rue, ils ont adressés leur musique à une femme qui s'est penchée avec son visage depuis la fênetre du troisième étage. Elle a sourit juste pour eux et les a invité à monter. les notes montent dans cette nuit calme et les mots péruviens volent dans l'obscurité et appelent d'autres nuits, d'autres visages ailleurs, une histoire lointaine, une tradition enfouie dans les plis du temps. Une douce nostalgie me prend, je ne sais pour qui, je ne sais pas pour quelle époque ou quelle histoire humaine, mais la flûte de pan me plonge toujours, en l'espace de quelque secondes, les sens dans un monde inconnu, étranger mais si familier. Son son pleignant et joyeux me ramène aux premiers sons que l'homme a su emettre de six trous dans un morceau de bois. Son gémissement rappele la forêt, les cris des animaux et des oiseaux. J'ai envie d'aller boire un verre avec eux, je ne savais pas que j'ai des voisins péruviens... Le mois d'août déserté par les parisiens fait découvir les arrières murs des voisins. Ils rigolent maintenant, je suis triste, je n'entends plus la flûte, mais les paroles et les rires montent toujours dans la nuit.
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1 commentaire:
:)
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