mercredi 6 juin 2007

Guerre et poussière

Ouvir les yeux et regarder le paquet de livres entassés à côté n'a rien de quoi énnerver une personne bien constituée. Sauf quand les yeux tombent sur la fine couche de poussières qui recouvrent les papiers comme une voile de brouillard suffoquant. Le brouillard de poussières vient se faufiler dans les cellules les plus intimes du corps, des yeux, des oreilles, du nez, de la bouche. Les insects imaginés, pendent, s'accouplent et se reproduisent dans mon chair, ils colonisent toutes les organites. Ainsi tout devient poussières, même moi même. Les poussières me reduisent en poussières. Un tas de particules assemblées qui n'a aucun sens. Un tas de particules peut donner un tas de poussières ou un corps humain. Ma guerre contre la poussière est peut être une guerre contre mon existence. "Je vous reduirai en poussière" disent les guerriers à leus ennemis. Je me demande en appuyant de toutes mes forces et ma rage le torchon mouillé sur mes ennemis si on peut vivre sans guerre. Guerre contre les autres, pour les uns, guerre contre soi pour d'autres, ou les deux à la fois. Nous sommes des guerriers par naissance. L'homo sapiens est devenu "civilisé" quand il a pris en otage une portion de terre et a interdit ses semblables d'y mettre les pieds ou les yeux. Tous des guerriers. Les plantes, les insectes, les animaux. L'existence signifie guerre. La paix est comme le bonheur, on croit qu'il va venir: mais non enfin, il es déja passé.

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